A la rencontre du Loup

1 mars 2017

A mi-chemin entre œuvres d’art et décoration, la maison d’édition et de fabrication Le Loup propose des objets en céramique et contemporains. Rencontre avec David Correaux, le fondateur, dans sa « tanière » à Lyon.

  • Depuis quand existe la maison Le Loup ?

Le Loup existe depuis juillet 2015 mais disons que, jusqu’au mois de septembre dernier, j’étais dans une phase de recherches et développement. C’est depuis le salon Maison et Objets, de l’automne dernier, que la maison a réellement commencé son activité.

 

  • D’où vient le nom ?

Il vient de l’imaginaire des contes qui est une source d’inspiration pour mon travail. Le loup fait référence à toutes sortes d’histoires, il est à la fois gentil et méchant. De plus, c’est un nom que l’on retient, qui est accrocheur.

 

  • Quel est votre parcours ?

J’ai un parcours assez atypique. J’ai fait des études d’Arts Appliqués et de décoration d’intérieur. J’ai travaillé pour les décors de cinéma, la sculpture sur pierre, la réalisation de documentaires pour la TV… tout ce qui tournait autour de l’image, du décor et de la vidéo. J’ai commencé mon travail sur la céramique à seulement 36 ans ! C’est quelque chose qui m’a toujours attiré, j’ai décidé de créer mon atelier et j’ai appris en autodidacte. Puis Le loup est né.

  • Vous vous considérez comme un artiste ou un artisan ?

Je suis entre les deux. J’ai 6 modèles d’assiettes, déclinés en trois couleurs par exemple. Je ne ferais jamais plus de 500 pièces du même modèle et je fais tout moi-même, dans mon atelier. Je ne fais pas de l’Art mais pas de la production industrielle non plus. Je suis un artisan d’art. Je ne veux pas être une galerie et ne faire que des pièces uniques mais je ne peux pas produire en très grande quantité. Ma démarche se situe entre l’œuvre d’art et l’objet de déco.

  • Quelles sont vos sources d’inspiration ?

La ville est une source d’inspiration très importante. Je suis tout le temps en train d’en imaginer de nouvelles, avec des ponts, de la fumée, des cheminées. La ville appelle au voyage, les gens se projettent dans les décors et y voient ce qu’ils veulent. Il m’arrive que l’on me dise que telle ville représente Paris, les Etats-Unis ou l’Italie alors qu’au départ elle est totalement inventée. Il y aura beaucoup de villes dans mes prochaines collections. D’ailleurs, c’est le dôme d’une tour qui m’a donné l’idée de faire une tête de robot.

 

  • Vous travaillez également sur commande ?

Récemment, j’ai réalisé une création sur-mesure pour l’hôtel restaurant Le Yule à Val d’Isère. Il s’agit d’une décoration murale composée de 85 assiettes autour de l’univers d’un dieu mi-homme mi-cerf. J’avais carte blanche et c’était passionnant. Je viens juste de terminer ! J’aimerais également travailler des particuliers.

Décoration murale hôtel Le Yule

Décoration murale hôtel Le Yule

Décoration murale hôtel Le Yule

Décoration murale hôtel Le Yule

  • Des projets en cours ?

A l’avenir, je voudrais surtout que Le Loup devienne une maison d’édition et que je ne sois plus le seul à créer. Ma première collection s’appelle « Premier Carnet » au sein de laquelle se trouve « Première Meute » qui sont mes premières créations. J’aimerais qu’il y ait une autre meute avec d’autres créatifs.

 

Maison Le Loup, atelier au Village des Créateurs, 19 rue René Leynaud, 69001 Lyon

 

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